Uluru et compagnie… visite du RED CENTRE !
Nous avons récemment passé 5 jours dans le centre australien, profitant de la civilisation d’Alice Springs et partant à la découverte des gros cailloux rouges qui se planquent en plein désert. Pour ce faire, nous avons POUR LA PREMIERE et dernière fois, réservé un « tour » comprenant un guide, un bus, une vingtaine de voyageurs et deux nuits à la belle étoile. Récit…
Alice Springs, porte d’entrée vers le Red Centre…
ALICE SPRINGS ET LE KARMA
Nous avons mis quatre jours pour parcourir la route qui sépare Darwin d’Alice Springs, quatre jours pendant lesquelles la température n’a cessé de baisser au fur et à mesure que nous nous approchions du centre.
Arrivés à seulement 60km d’Alice Springs, 3 personnes au bord de la route nous font de grands signes pour nous demander de nous arrêter. Leur voiture semble HORS-SERVICE. Ils nous expliquent qu’ils sont en panne, qu’il n’y a pas de réseau téléphonique ici comme partout pour appeler une dépanneuse et qu’ils font des signes aux voitures depuis très longtemps mais que personne ne s’arrête (même pas les voitures de polices). Parmi eux, une camerounaise qui parle mi-français, mi-anglais, elle nous demande d’embarquer sa fille et son amie pour les amener à leur caravan-park et qu’elles puissent appeler un dépanneur. BONNES AMES que nous sommes, on embarque Lisa et la petite fille, EN AVANT GUINGAMP, de toute façon : c’était sur notre route.
Une fois au caravan-park, Lisa tient à nous remercier et souhaite nous payer une place pour la nuit, on accepte (elle ne nous laisse pas vraiment le choix), mais finalement la « place » se transforme en cabine ! Et nous voici installer dans un petit bungalow avec douche et cuisine et cela gratuitement !

BIEN CONTENT !
MAIS, ce n’est pas tout, le soir, nous nous faisons encore inviter dans une sorte de Flunch-casino (l’endroit où tu joues à la roulette pas le magasin hein). Le dimanche soir c’est SOIREE RÔTI, grosse ambiance, on a fait la queue une heure durant pour avoir notre bout de viande et le gratin de chou-fleur : LE REPAS GLAMOUR A SOUHAIT. Bon, il faut le dire, c’était vraiment dégueulasse. Mais ces gens ont étaient adorables avec nous !
EN VOITURE SIMONE, DIRECTION KINGS CANYON !
Le mardi matin, nous nous levons à 5h après une nuit au Toddy’s, une auberge de jeunesse. A 5h30 nous faisons la connaissance de Matt, notre guide, et de nos 19 compagnons de voyages, il est temps de prendre la route.
A 12h nous arrivons à Kings Canyon, après une petite COLLATION, nous partons pour une marche de 3 heures surplombant les falaises marbrées de rouge du site. Il fait bon et Benjamin goûte une Honey Ant (= fourmi de miel) : il lui arrache l’abdomen avec les dents GORE et se délecte de l’intérieur de son corps dodu et comme on peut s’y attendre mielleux. J’aurai voulu en gouter une, mais impossible de mettre la main sur une seconde fourmi…
Elles sont BIEN DODUES celles-ci!!!
Mais, même sans la fourmi le Kings Canyon c’était MAGIC ! Une de mes ballades préférée en Australie je pense ! Nous sommes passés par le Garden of Eden, qui semble sorti de nulle part, il donne à voir une végétation luxuriante et un bassin naturel coincés entre deux portions de falaise sèche et aride.

Kings Canyon 🙂
A LA BELLE ETOILE…
La journée se termine nous arrivons au fin fond du bush, MIDDLE OF NOWHERE comm’y disent. Matt se fait un petit plaisir en roulant à toute allure dans la terre rouge sur la chanson Black Betty ! Un bon moment 😉
Puis vint l’heure du diner, nous préparons un ENORME chili con carne avec ÉNORMÉMENT de sauce piquante beaucoup trop pour mon palais, mais au moins ça réchauffait. La température commençait à se faire GLACIALE malgré nos tenues de combat. Heureusement nous avions fait un grand feu de camp autour duquel nous installons nos « swags », qui ne sont rien d’autres que des cercueils de 40 centimètre de large censés nous protéger du froid.
Oui, c’est ce que la bande à Ben Laden utilisait pour survivre dans les montagnes…
Je précise que ce qui va suivre n’est que mon avis SUBJECTIF sur le fait de dormir dans UNE HORREUR PAREILLE. Au même moment, Benjamin dormait parfaitement bien…. Mais, pour ma part je n’ai pas fermé l’œil de la nuit : déjà il faut dire qu’il faisait -2°, mais contrairement à ce que vous pourriez croire ce n’est pas la peur du noir, des araignées, des serpents ou de me faire manger par un dingo sournois qui m’a empêché de dormir NON. C’est le fait d’être coincé dans un duvet PLUS QU’ÉTRIQUÉ, lui-même coincé dans le cercueil susnommé !!! Dans mon inconscient (et dans le votre aussi j’en suis sûre), une nuit à la belle étoile c’est synonyme de liberté, de communion avec la nature… Comment voulez-vous que j’entre en communion avec la nature coincée dans un cocon qui m’empêche de respirer !!! La claustrophobie, cette amie qui n’aimait pas les swags…
KATA TJUTA et THE VALLEY OF WINDS
Il est 5h du matin, il est temps d’aller se promener (NORMAL). Direction les cailloux de Kata Tjuta. Je dis cailloux, bon c’est plus des grandes grandes collines dodues qui ont l’aspect de cornflakes oranges aglutinées de près mais qui ont l’air toutes douces de loin. OUI CETTE COMPARAISON ME SEMBLAIT IMPORTANTE A PARTAGER.
Nous faisons une ballade de 3h, à la fraîche, nous arrivons vite dans la « Vallèe des Vents », en français ça fait un peu moins classe… MAIS BREF, comme son nom l’indique, on a pété failli s’envoler ! C’est l’un des plus beaux points de vue pour observer les formations rocheuses de Kata Tjuta d’en haut. Et l’orange de la roche est magnifique sur le ciel bleu du ciel, un CONTRASTE SAISISSANT.

Kata Tjuta ! MAGNIFAÏÏÏQUE !
COUCHE DE SOLEIL SUR ULURU, ACCOMPAGNE DE CIDRE ET BONNETS
Le soir, nous sommes prêts à admirer la tombée de la nuit sur Uluru. Les minutes défilant, sa couleur change, son ombre bouge et lui donne des allures dramatiques. On boit du cidre, les australiens adorent le cidre, ils le vendent en pack comme la bière, et vu qu’on en a RAS LA CASQUETTE de la bière, on savoure.

Couché de soleil sur Uluru… minutes après minutes !
A LA BELLE ETOILE… DANS LE BUS
Malgré les prières que j’ai adressé au soleil toute la journée, la nuit à tout de même finit par prendre sa place et avec elle L’ANGOISSE DU SWAG… Après le diner il allait falloir s’enfiler une fois de plus dans ce sac. Je comprenais Uma Thurman dans Kill Bill…
Mais mon esprit à dit non, je commençais à m’étouffer rien qu’en m’asseyant sur le swag, mes nerfs ont lâché, je souffre de swagophobie… mon corps ne dormirait pas une nuit de plus dans cette ENGENCE DU DIABLE ! Du coup, c’est dans le bus que nous passons la nuit, encore plus froide que la précédente. Mon van et ses millions de couettes me manquent…
ULURU, CE GROS TAS !
Wouh ouh, aujourd’hui est le jour où nous allons voir Uluru, DE PRES ! Apres deux nuits blanches, une pneumonie, et des orteils en moins, il a interêt à valoir le coup d’œil CE GROS TAS !
Nous passons la matinée à faire le tour du géant rouge, découvrant successivement des peintures aborigènes très anciennes, une cascade asséchée à cette période de l’année ou encore des cratères qui prennent la forme de Dark Vador (la fatigue fait parfois voir des choses inattendues…) La ballade fait 12km, le soleil nous accompagne et nous avons même enlevé nos bonnets !!
Un petit peu d’informations tout de même… Uluru est un seul est même « rocher » qui mesure 348m de hauteur mais sous la terre, il s’étend encore sous 6km de profondeur, tout cela d’un seul tenant !

Les faces cachées d’Uluru… cratères, cascades et romantisme 🙂
Puis on a du dire au revoir à Uluru, on a dit au revoir au désert, et on est reparti vers Alice Springs… On a terminé le tour par un petit tour à dos de chameaux : ça secoue ! Et puis on est allé se coucher ! C’était beau, beau, beau, beau, ça valait vraiment le détour !
Pour toutes les photos de ce trip, c’est par là 🙂


manger le derrière des fourmis!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!ahhhhhhhhhhhhhhhh