Travailler dans une « Fruits Factory »…

17 février 2014 at 8 h 19 min

Comme certains le savent déjà, ces derniers temps nous avons commencé à travailler dans une usine de Shepparton qui s’appelle SPC Ardmona et qui produit… à peu près tout ce qui est constitué de fruits. A l’affiche : compote, sauce tomates, salade de fruit en conserve, soupe, jelly, confiture…

Nous arrivons à l’usine un mercredi à 5h45 (ça pique les yeux !), on est accueilli par Jenny, c’est elle qui va nous faire visiter l’usine et les endroits « importants », du type LE LIEU OU SE TROUVE LES DISTRIBUTEURS DE COCA GRATUIT (oui j’ai oublié de vous préciser que l’usine appartient à Coca-Cola depuis qu’elle a presque-fait-faillite). On arrive d’abord au vestiaire, chacun choisit un t-shirt et un pantalon de travail puis on se change, on enfile nos chaussures de sécurité et c’est parti pour un tour dans l’usine. On commence par se laver les mains, mettre une belle charlotte sur la tête (SWAG) et Benjamin a même le droit à une charlotte en plus : LA CHARLOTTE DE BARBE (oui oui oui…).

swagJ’espère que vous saurez apprécier ce magnifique montage à sa juste valeur…

L’usine est grande et elle ressemble en tout point à l’idée que l’on peut se faire d’une usine : c’est gris, c’est bruyant (ah oui on a des boules Quies aussi) et il y a des tuyaux dans tous les sens MAIS le petit plus de CETTE usine c’est que ça sent le fruit en décomposition : QUE DU BONHEUR. A 7h, chacun de nous est amené à « son » poste dont on ne connait, au départ, que l’intitulé : « Pears » pour Ben et « Can opener » pour moi.

Avant de vous décrire (brièvement c’est promis) en quoi consiste nos jobs, il faut quand même que je précise quelque chose qui a son importance. Imaginez vous débarquez à votre premier jour de boulot sans avoir la moindre idée de ce que vous allez bien pouvoir faire, il y a beaucoup de bruits, tellement de bruit que pour le confort de vos petites oreilles vous portez des bouchons… Et c’est dans ces circonstances que vous allez devoir comprendre le but de votre poste, qui vous sera, PAR-DESSUS LE MARCHE, expliqué par quelqu’un qui parle anglais avec un fort accent australien. CA VA BIEN SE PASSER.

EN BREF :

Après 15 minutes à trier des moitiés de poires, Ben change de poste et se retrouve à superviser le bon fonctionnement des machines qui coupent les poires en deux (ahahaha). Quand je dis « superviser », j’entends « regarder les machines et les nettoyer ». Il se ballade donc pendant 8h armé de son tuyau d’arrosage. VOILA.( Edit de Benjamin : Je laisse Ségo penser que son travail est plus compliqué car certes il l’est mais, je suis aussi souvent en train de nettoyer, que de monter sur une échelle car une foutue poire bloque les machines, ou en train de changer un ressort car les poires ne sont plus retenues, certes c’est mieux mais je préférais rétablir les choses ! Enfin c’est sur que je préfère ça à trier des fruits).

En ce qui me concerne, je suis donc (comme les plus bilingues d’entre vous l’auront compris) enrôlée à l’ouverture des boites de conserves. Non seulement j’ai la sensation d’être un Humpa Lumpa qui se serait malencontreusement fait débaucher de chez Willy Wonka MAIS EN PLUS, je ne comprends absolument pas le but de mon travail. Chez SPC, leur boulot c’est justement de mettre les fruits en conserves, pourquoi les vider par la suite, POURQUOI ?

Mais vu que c’était pas assez rigolo, ils m’ont aussi fait tester le tri des demi-pèches. Regarder un tapis roulant promener des fruits ça commence d’abord par donner la nausée (comme quand un camion démarre à côté de toi et que tu es à l’arrêt : ton cerveau ne comprends pas que ce n’est pas toi qui bouge mais ce que tu regarde). Et ensuite, ça devient complètement HYPNOTIQUE ET PSYCHEDELIQUE, tes mains bougent au rythme des fruits pourris sans que ton cerveau n’ait eu le temps de leur commander, tu ne peux plus détacher tes yeux du tapis, ce serait aussi dangereux et imprévisible que de réveiller un somnambule.

J’ai encore testée le tri des QUARTIER de pèches (et oui ce n’est pas pareil que les demi-pèches). Là c’est bien simple, il y avait une boite où il fallait mettre des quartiers, une autre où il fallait mettre d’autres quartiers, et il fallait laisser le reste sur la tapis. J’y ai bossé pendant 30 minutes. On a essayé de m’expliquer quels quartiers allaient dans quels boites, on a du supposer que j’avais compris, C’ETAIT FAUX. J’ai donc essayé de « copier » sur mes collègues mais elles allaient trop vite alors j’ai instauré une nouvelle méthode que j’appelle le TRI ALEATOIRE. Inutile de vous dire que cette demi-heure d’incompréhension totale m’a rappelé les heures les plus sombres de ma vie… comme mes cours de physique-chimie en seconde par exemple : IMAGINEZ L’ANGOISSE TOTALE !

Sinon, tout ça c’est pas bien grave, c’est une usine très bien payée, nous espérons pouvoir y rester 2 bons mois de façon à mettre le plus de côté possible et continuer ensuite le reste de notre aventure.

Sinon (bis), hier soir on a vu un possum, ça n’a rien à voir, MAIS C’EST TROP MIGNON !

possumBon là c’est une photo google images, mais nos photos sont trop floues… alors voilà ! 

La bise 😉

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