La vie sauvage version fille (et ne me parlez pas de théorie du genre !)

10 février 2014 at 6 h 10 min

Sincèrement, je ne suis pas une fille trop GIRLY-PAILLETTES-BRUSHING… MAIS, je dois avouer que je ne suis jamais contre une session vernis à ongles, que j’adore passer du temps à inventer de nouvelles coiffures, et OK, il m’arrive de faire semblant de faire un tuto make-up seule devant ma glace pour toutes mes fans Youtube (qui ne me connaissent pas encore).

Mis à part ces quelques délires esthético-narcissiques, je pensais vraiment que j’allais facilement et rapidement m’adapter à la vie dans la nature… QUELLE N’ETAIT PAS MON ERREUR. Reportez vous au(x) paragraphe(s) qui pourrai(en)t vous concerner pour frémir de terreur.

J’AIME ME SENTIR PROPRE ET FRAICHE

Vous allez me dire « Non mais non mais ATTENDS, se sentir propre c’est la base c’est pas GIRLY quoi c’est le B.A-BA de notre condition d’être humain, ça fait partie des besoins physiologiques de Maslow BORDEL ! » Oui mais non. Pas dans la nature.

Je fais partie de ces gens qui pourraient passer leur vie sous la douche. Dans mes jeunes années, le dimanche, j’apportais mon ordinateur portable dans la salle de bain, je lançais une playlist et c’était parti pour une heure de bulle, de mousse et de douceur… Jusqu’à ce que mon père m’hurle de sortir parce qu’il est bientôt 11h, qu’il a déjà passé l’aspirateur partout et que la maison n’est pas un hôtel (BIG UP PAPA). BREF, tout ça pour dire que l’on revoit sa vision du bien-être et de la propreté à la baisse quand on vit dans la nature.

D’abord, est ce que vous avez déjà essayer de vous laver avec une douche solaire ? Déjà, il n’y a que 20 litres dans le réservoir et quand on veut se laver les cheveux ça ne fait pas beaucoup. Ensuite il faut accrocher le réservoir en hauteur (le plus souvent à un arbre) pour qu’il y ait de la pression dans la pomme de douche. Il faut prendre en compte le fait que DANS TOUS LES CAS, tes pieds demeureront sales car ils sont plantés dans tes tongs, elles même plantées dans – au choix – la terre/le sable/les feuilles mortes/une fourmilière. Enfin, il faut abandonner toute notion d’intimité, car au moment où tu te laves il ne sera pas rare de voir arriver d’autres vans, avec d’autres voyageurs qui n’hésiteront pas une seconde pour venir te saluer pendant tes ablutions. Tu imagines donc qu’il est impossible de se laver tout nu (exception faite si tu es naturiste), et franchement se laver en maillot de bain c’est pas vraiment se laver…

MES SOLUTIONS :

Les douches publiques : en Australie il y en a presque partout, parfois il faut bien les chercher mais si la ville n’est pas trop petite il est certain que vous pourrez en trouver. A Shepparton, où nous nous trouvons actuellement, je ne suis pas sûre de les conseiller (sauf à mon pire ennemi naturellement). Si vous levez les yeux vous aurez le droit à un spectacle digne d’Arte, avec éclosion de cafards et cocons en décomposition et tout cela même pas en slow-motion ! La vie, la vraie !

Mais bon, si vous avez le cœur un peu accroché le reste de la douche est « propre », c’est-à-dire qu’elle n’est pas sale du fait d’un être humain (pas de cheveux, pas de pipi dans les coins, pas d’odeurs étranges…)

Les piscines municipales : accessibles à petit prix ($5 et avec abonnement ça revient encore moins cher). Cela vous permettra de lutter contre la chaleur et la sueur que votre corps voudra à tout prix expulser. Vous pourrez rencontrer des « gens du voyage/manouches » qui, comme vous, use du bien commun et en faire vos amis. Et enfin, vous aurez FULL ACCESS à des douches parfaitement propres, où l’eau chaude coule à flot. EN BONUS : tu auras même droits à des miroirs pour contempler ton teint hâlé/tes coups de soleil. C’EST PAS BEAU ÇA !

 

JE N’AIME PAS TROP LES POILS QUI PEUPLENT MON CORPS.

Dans ma valise j’avais glissé une mousse à raser, 20 rasoirs BIC jetables (ok ça fait beaucoup mais qui me disait que les australiennes se rasaient ? QUI ?), une pince à épiler et, mon indispensable : un décolorant pour la moustache Veet. Vous l’aurez compris, les poils et moi on n’est pas trop amis (et pourtant on se connait depuis longtemps, ils ont même gâché la fin de mon enfance MAIS, là n’est pas la question je m’égare).

Maintenant, EXPLIQUEZ-MOI, comment j’ai pu croire une seconde qu’il était possible de poser ma crème décolorante pendant que je m’épilais les sourcils juste avant de me raser les jambes, DANS LA NATURE, SANS EAU (enfin très peu), ET ENTOUREES DE HIPPIES. Pour qui je passe moi ? Un sous-produit Nabilesque qui s’est échappé de son loft ?

MES SOLUTIONS :

– Premièrement, Dieu soit loué, en Australie il fait soleil et la lumière du soleil a exactement le même effet que la crème Veet. Alors si toi aussi tu as peur que l’on t’appelle Rodrigo, n’ai crainte, ici ta moustache demeurera blonde sans utiliser de produits chimiques.

– Pour ce qui est des sourcils, rappelle toi ces heures où tu t’étais beaucoup trop épilé l’arcade sourcilière au point que l’on te confonde avec la petite sœur de Loana, ici c’est l’occasion de te remplumer (rempoiler serait plus adapté… Larousse si tu me lis), après un an sans avoir vu une pince à épiler ton sourcil sera prêt à te donner le meilleur de lui-même et à toi les yeux revolver !

– Concernant jambes, aisselles et maillot, je n’ai pas vraiment de solutions CARPE DIEM, je ballade un rasoir et ma mousse à chaque fois que je côtoie une douche, et je squatte la place le temps qu’il faut pour éliminer la racaille pileuse. C’est vrai que ça ne fait pas très baroudeuse… mais cette chère Lara Croft n’ayant toujours pas divulgué ses secrets pour rester canon même avec de la boue jusqu’au genou vous devrez vous en contenter !

 

J’AIME QU’ON ME CONSIDERE COMME QUELQU’UN DE SEXY/MYSTERIEUSE/MIGNONNE (et cela en toutes circonstances)

D’abord, je ne dis pas que ce besoin de se sentir belle dans les yeux des autres est « bien », je ne dis pas non plus qu’il est exclusivement féminin, je le dis c’est tout. (Je fais attention moi maintenant, j’ai pas envie de me prendre une quenelle parce que je baladerai des stéréotypes de la féminité…)

LE FAIT EST, que moi, j’essaie, autant que faire se peut, d’émerveiller les gens qui m’entourent de mon aura et de mon charisme. Que voulez-vous, je suis comme ça, je donne du bonheur rien que par ma présence. Ne me remerciez pas.

Maintenant, EXPLIQUEZ-MOI, par quel moyen il est possible de garder un semblant de sex-appeal, quand on part avec son PQ dans les herbes hautes, et que tout le monde SAIT très bien ce que l’on est parti faire. Même en étant parfaitement épilée, le sentiment que tout ton être hurle à la face du  monde « JE VAIS FAIRE CACA A TROIS METRES DE MON VAN PARCE QUE J’AI PEUR DES SERPENTS » pourra-t-il un jour faire rêver quelqu’un ? J’en doute mes ami-e-s…

MES SOLUTIONS :

– Investir dans l’achat dans l’achat d’un toilette de camping POP-UP (que cette invention s’appelle POOP-UP m’aurait fait rire, mais ils n’ont pas d’humour ces gens du marketing). J’ai essayé de vous trouver une photo de ce genre de WC mais je ne trouve pas sur les Internet. Sachez tout de même que ça existe, que ce n’est pas très cher et que ce n’est pas un WC chimique (donc ça ne prend vraiment pas de place). De cette façon vous pourrez faire caca tranquille dans votre van, à l’abri des regards et de tous les êtres peu sympathiques qui peuplent le territoire australien et qui n’ont qu’une envie : VOUS MORDRE LES FESSES. Ensuite il vous « suffira » de vous débarrasser de tout ça : au choix, dans un sac poubelle ou dans la nature, et de nettoyer vos toilettes portatives (si vous allez bientôt manger c’est CADEAU !)

-Le sex-appeal, c’est un état d’esprit, en restant naturelle, souriante, et en faisant preuve de bonhommie alors peut-être que ce rouleau de papier toilette que vous promenez dans tous le camp de backpacker deviendra un outil de sociabilisation comme un autre. Alors oubliez d’être mal à l’aise, tout le monde est dans le même cas que vous, et gardez la pêche *EXPRESSION DE CIRCONSTANCE* !

 

Bien sur, dans cet article, je ne vous parle même pas de make-up, de vernis et de bijoux… Tout cela est malheureusement proscrit. Ce que je vous conseille par contre vivement de ne pas oublier pour vous sentir belle et fraiche même dans la nature sauvage se résume à cette courte liste ci-dessous :

Une crème solaire, indice 30 minimum, le soleil ici il ne fait pas rire, ma peau du visage a déjà pelé deux fois, le dos de Ben est en reconstitution permanente. Bref, VIGILANCE !

Un bon gommage (gamme Cosmence à la papaye chez les Créateurs de Beauté) à utiliser après avoir pris le soleil pour éliminer toutes les peaux mortes et offrir aux yeux du monde un bronzage gracieux et soigné.

Une huile pour les cheveux, l’huile Miraculeuse de Loreal fait très bien l’affaire, vous la trouverez chez votre coiffeur, j’avoue qu’elle est un peu chère, mais elle dure un an ! Deux noisettes dans la main quand vos cheveux sont encore un peu humides et vous voila parée pour affronter le soleil et le sel. En bonus, un parfum enivrant qui dure longtemps (ça camouflera l’odeur de vos pieds ou de vos aisselles qui, eux, malheureusement auront du mal à rester frais plus de 2h d’affilée).

Une crème hydratante pour peau sèche (Nivéa y a que ça de vrai)! Car peu importe votre type de peau, elle va sécher, beaucoup…

Des lingettes nettoyantes bébé (ches Lidl vous en trouverez pour moins de 2€ mais sinon il y en a dans les Aldi en Australie aussi et pas chères non plus), parce qu’il y a des jours où malheureusement vous n’aurez tout de même pas pu vous laver et que ça fait du bien de se passer un coup de lingettes partout où ça à tendance à vite sentir la marée.

Une râpe à pied et une crème rafraichissante pour les pieds (Yves rocher en fait des sympas), car vos pieds vont souffrir, et que personne ne leur veut autant de mal.

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